Entre partage et protection : quelle éthique pour l’ouverture des données ?

Air est l’acronyme d’Avenirs, Innovations, Révolutions, trois mots-clés qui forment le nom que la CNIL a donné à la mission éthique qui lui a été confiée par la loi pour une République numérique de 2016. Ses objectifs : explorer les avenirs souhaitables, questionner les innovations qui façonnent notre temps et appréhender les révolutions en cours. 

Lundi 8 novembre 2021 a eu lieu la nouvelle édition de l’événement air, comme « avenirs, innovations, révolutions », portant sur une question d’éthique du numérique. Le thème retenu par la CNIL était celui de l’ouverture et du partage des données. Afin de partager les travaux conduits lors de cet événement, la CNIL a publié un nouveau cahier air qui reprend les débats de la journée.

Dans son édito, Marie-Laure Denis, la présidente de la CNIL, revient sur les raisons qui ont conduit la CNIL à s’intéresser à l’ouverture des données. « Parce que la crise sanitaire a montré que leur mise à disposition en grand nombre n’était pas seulement un enjeu technologique, mais aussi un défi économique, scientifique, démocratique et politique. Économique, car la donnée est une source de valeur et un levier pour l’innovation. Scientifique, car elle constitue un vecteur de connaissance. Démocratique, car elle favorise la compréhension des enjeux de société par le grand public. Et politique, car elle permet de nourrir la confiance dans l’action publique. » 

Mettre les données au service de l’intérêt général 

L’ouverture des données au nom de l’intérêt général soulève de nombreuses questions : qu’entend-on par « intérêt général » ? Comment déterminer celles qui en font partie ? Sur quels critères ? Éric Bothorel, député des Côtes-d’Armor, a remis en 2020 un rapport sur la politique publique de la donnée en France et revient sur cette notion centrale d’intérêt général. « En rendant public un grand nombre de données, on crée les conditions d’un débat très large qui empêche de se saisir d’éléments non publiés pour déformer la réalité. »

Le partage des données de santé à l’épreuve du COVID-19

C’est un sujet incontournable en 2021 : comment la crise sanitaire a-t-elle influencé l’ouverture des données de santé en France ? Quels défis ont dû relever les entrepreneurs, les pouvoirs publics et les associations de patients ? Dans le Cahier Air20021, Martin Daniel, co-fondateur de Covidliste, témoigne aux côtés de Julien Marchal, co-directeur de l’innovation de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France et de Nathalie Mesny, présidente de l’association de patients Renaloo.

Potentiels, risques et limites de l’exploitation de la donnée

Le formidable potentiel de l’open data ne doit pas nous faire oublier les risques inhérents à l’ouverture non contrôlée de la donnée. Comment garantir l’anonymat ? Est-ce que l’intelligence artificielle peut reproduire certaines inégalités ? Comment révéler des données sensibles sans les citer ? Dans le Cahier Air20021, Yves-Alexandre de Montjoye, professeur à l’Imperial College de Londres, Anne Bouverot, co-fondatrice et présidente de la Fondation Abeona et Pierre Romera, CTO de l’International Consortium of Investigative Journalists apportent leur éclairage.

 

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Entre partage et protection : quelle éthique pour l’ouverture des données ?

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