Ecovacs Deebot X1 Omni : robot tout-en-un qui aspire, lave, s’auto-nettoie et surveille même la maison

Le fabricant chinois Ecovacs s’est fait une spécialité des aspirateurs robots hybrides, qui aspirent et lavent les sols. La marque a récemment lancé le Deebot X1 Omni, un modèle très haut de gamme qui propose un service complet. Il aspire, lave, recueille la poussière dans un sac, recharge son réservoir d’eau, nettoie ses patins en collectant l’eau sale et finit même par les sécher à l’air chaud. Nous avons testé pendant plusieurs semaines cet étonnant modèle tout-en-un.

Avec le Deebot X1 Omni, Ecovacs promet un robot toutes options. L’appareil fait le plein de fonctionnalités mais aussi de technologies, avec une fiche technique fort alléchante : aspiration puissante (5000 Pa), lavage « actif » à l’aide de deux patins rotatifs, système de navigation élaboré (AIVI 3D qui utilise une caméra et l’intelligence artificielle), assistant vocal maison Yiko intégré… Ecovacs n’a reculé devant rien.

Une station costaude, mais ultra complète, à laquelle on s’habitue

Le Deebot X1 Omni n’étant pas le premier modèle multifonction que nous testons, nous nous attendions à ce que l’ensemble soit assez encombrant. D’ailleurs, les dimensions du carton ne laissaient pas vraiment planer de doute sur la question. Avec ses fonctions multiples, elle est particulièrement grande (fournie en un seul bloc), puisqu’elle mesure 58 cm de haut pour 40 cm de profondeur et 45 cm de large.

Contrairement à Roborock, qui a choisi de placer le sac à poussière de son S7 MaxV Ultra à côté des bacs à eau, Ecovacs a fait un choix différent. Le haut de la station renferme deux grands bacs, pour l’eau sale à gauche et l’eau propre à droite, tandis que le sac à poussière est installé dans un tiroir central, sous les bacs à eau. Si la station est plus encombrante, elle se fait plus discrète par son esthétique puisque tout est dissimulé. D’ailleurs, Ecovacs a confié le design de son Deebot X1 Omni au cabinet de design Jacob Jensen. Malgré les dimensions massives, l’ensemble est plutôt réussi, de même que le robot avec son capot magnétique assez pratique.

Le principe de fonctionnement est exactement le même que chez Roborock : pendant le cycle, le robot revient régulièrement laver ses patins rotatifs qui servent de serpillère, aspire l’eau sale et se recharge en eau propre. En fin de cycle, il procède également au lavage des patins, ainsi qu’à leur séchage (comme le fait le Dreame Bot W10).

À l’intérieur, on découvre que tout est très bien organisé. En plus du sac à poussière et des grands bacs à eau, la station renferme même un petit compartiment amovible dans lequel se trouvent une brosse de nettoyage et une paire de serpillères en microfibre de rechange.

Sur le dessus de la station figure un panneau de commande tactile. Il s’agit de raccourcis pour lancer un nettoyage automatique des patins, démarrer le robot/le mettre en pause ou le rappeler à sa base et activer une sécurité enfant par une combinaison de touches.

Finalement, même si la station prend de la place (autant qu’un petit meuble), on finit par se faire à sa présence. Et le service rendu aide à faire passer la pilule. Si ce n’est que la station et le robot ont tendance à attirer la poussière et les poils d’animaux, assez visibles sur la plateforme noire du robot et sur la façade noire mate.

Connexion et mise en route un peu poussives

Le premier contact avec ce robot connecté a été un peu sportif. Nous avons rencontré quelques difficultés à le connecter à notre réseau WiFi. Il nous a fallu insister pour y parvenir, finalement, sans suivre le mode d’emploi. Nous attendions en effet que le bouton reset se mette à clignoter comme préconisé, ce qu’il n’a jamais fait ; nous l’avons finalement connecté sans.

Il nous a alors demandé une mise à jour logicielle. Nous nous sommes laissés guider, mais là encore, elle n’arrivait pas à son terme. Nous avons même eu du mal à savoir si la mise à jour avait été achevée ou non…

Pendant tout le process, qui a été un peu fastidieux, le robot nous a parlé en anglais avec une voix un peu robotique et nasillarde sans qu’on puisse intervenir. Pour être honnête, nous avions juste envie de le faire taire.

Une fois le Deebot enfin connecté, nous nous sommes laissés guider pour changer la langue et nommer l’appareil. Nous avons alors cherché à lancer un premier nettoyage pour cartographier notre logement. Le mode d’emploi suggère de lancer le cycle depuis la station de chargement ou depuis le robot. Nous avons opté pour la station de chargement ; le démarrage nous a été confirmé vocalement plusieurs fois de suite, sans que le robot quitte sa base. Nous avons finalement dû lancer ce premier cycle depuis le robot. Enfin, dernière déconvenue : après plusieurs passages complets dans toutes les pièces, le robot nous indiquait que la carte était « incomplète », sans qu’on comprenne pourquoi…

Un démarrage un peu fastidieux que nous ne nous expliquons pas, sachant que par la suite, tout s’est déroulé sans encombre : les commandes de la base sont réactives, une fois le robot connecté au réseau WiFi, on y accède sans problème et il se reconnecte sans difficultés, même après avoir débranché puis rebranché la base à plusieurs reprises. Le X1 Omni a su se faire pardonner ce premier contact agaçant.

Un système de lavage personnalisable assez convaincant

Les deux bacs que renferme la station (collecteur d’eau sale et réservoir d’eau propre) sont faciles à manipuler. Chacun est équipé d’une poignée et d’un grand couvercle qui s’ouvre largement. Ils se délogent et se remettent en place sans difficulté. Pour remplir le réservoir d’eau propre, on a deux possibilités : soit le transporter jusqu’à un robinet, soit le remplir en le laissant en place, puisqu’il dispose d’une ouverture sur le côté, assez large par exemple pour glisser le goulot d’une bouteille d’eau.

Les réservoirs d’eau propre et d’eau sale sont vraiment grands. Était-il bien nécessaire d’équiper ce robot de réservoirs aussi grands (4 litres) alors même qu’Ecovacs recommande de vider le réservoir d’eau sale après chaque utilisation ? Il aurait été possible de prévoir un peu plus petit et de revoir les dimensions de la base à la baisse.

Passé ce constat, il est très plaisant de ne pas avoir à s’occuper du robot après chaque cycle, puisqu’une fois la cartographie réalisée, on lance très facilement des nettoyages ponctuels depuis l’application ou en programmant le robot. Ensuite, il se charge de tout : la poussière, se recharger en eau, nettoyer ses patins… C’est très appréciable, d’autant que le nettoyage des serpillères s’avère fort efficace.

Elles sont restées propres durant nos longues semaines de test. La phase de lavage les débarrasse efficacement de la poussière, des poils d’animaux, cheveux… Quant à leur séchage, il n’engendre pas de bruit de soufflerie audible comme nous l’avons reproché au Dreame W10. Mais les lingettes demeurent toujours très légèrement humides. Nous avons donc une préférence pour le séchage « naturel » choisi par Roborock, qui ne consomme en outre pas d’électricité.

Les patins rotatifs réalisent un nettoyage des sols durs efficace. Le robot laisse des sols propres et assez peu humides. Toutefois, en cours de nettoyage, même en optant pour le débit d’eau le plus faible, il peut arriver que les patins du X1 Omni qui tournent à grande vitesse projettent des gouttelettes d’eau (sans doute quand les patins sont alimentés en eau) – c’est même assez flagrant si on choisit le débit d’eau moyen. Cela peut laisser des traces sur certains sols après séchage, par exemple sur notre parquet gris.

Notez que le lavage est réalisé à l’eau pure, mais qu’il est possible d’ajouter du détergent. Comme les autres fabricants, Ecovacs recommande d’utiliser exclusivement sa propre solution de nettoyage Ecovacs Deebot. Mais nous ne l’avons pas trouvée sur la boutique en ligne de la marque.

Il est possible de personnaliser le lavage dans l’application : nombre de passages (un ou deux), débit d’eau (faible, moyen, élevé). Quant à l’onglet « nettoyage intelligent », il permet de paramétrer plus en détails le mode serpillère : intervalle de nettoyage des patins (toutes les 10, 15 ou 25 minutes) et le temps de séchage à l’air chaud (2, 3 ou 4 heures).

Efficace aussi en mode aspiration

Contrairement à certains aspirateurs robots, dont la brosse s’étend d’une extrémité à l’autre, celle du X1 Omni n’est pas très large, mais elle est complétée par deux brossettes latérales assez longues. Le résultat d’aspiration est satisfaisant. D’autant que le X1 Omni couvre assez bien les surfaces qu’on lui confie, jusqu’aux bords des meubles et des murs, sans oublier de zones. Il ne laisse ni cheveux, ni poussière, ni poils d’animaux. Sur les sols durs, en utilisant les deux fonctions combinées, le résultat est à la hauteur des promesses d’Ecovacs.

L’application permet de personnaliser la puissance d’aspiration selon 4 niveaux (silencieux, standard, max et max+). Le niveau standard est généralement suffisant pour un nettoyage régulier des sols durs.

Une navigation précise, qui s’adapte au quotidien

Le système de navigation utilise une caméra, des capteurs et un système de reconnaissance d’objets utilisant l’intelligence artificielle (AIVI 3D). Sur le terrain, dès les premiers cycles qui permettent au robot de cartographier le logement, il s’en sort très bien, longe parfaitement les murs ainsi que les meubles, contourne les obstacles et ne bute pas dans les objets ou les meubles. Attention toutefois aux câbles, dans lesquels il peut avoir tendance à s’empêtrer, auquel cas il s’arrête d’aspirer et essaie de se dégager (pas toujours avec succès). Comme avec de nombreux robots, mieux vaut donc ranger les câbles électriques pour les mettre hors de sa portée.

Lors de nos tests justement, nous n’avons pas toujours pris la peine de ranger les câbles, de relever les jouets de nos chats ou de ranger des chaussures négligemment abandonnées dans l’entrée, le X1 Omni n’est jamais resté bloqué en cours de nettoyage. Il contourne même étonnamment bien les objets, y compris ceux de petite taille comme les souris factices de nos félins qu’il ne bouscule même pas. Il s’adapte bien aux petits obstacles ou objets que l’on peut laisser traîner au sol au quotidien.
Quant au passage sous les meubles, il passe sous certains, comme notre table basse, mais pas sous d’autres, préférant par exemple contourner notre canapé.

Enfin, il faut signaler que le mode d’emploi préconise de faire évoluer le robot dans des zones bien éclairées pour que la détection visuelle fonctionne de manière optimale. Or, dans un logement, ça n’est pas toujours possible. Nous avons pris le soin d’éclairer toutes les pièces lors des premières utilisations pour que le X1 Omni les cartographie. Ensuite, nous l’avons régulièrement fait travailler dans notre salle de bain, sans lumière. Il s’en est toujours sorti, couvrant très bien toute la surface et contournant les objets sans encombre.

Un système de surveillance complet qui utilise la caméra

Ecovacs propose une autre fonction : la surveillance vidéo en utilisant la caméra de l’aspirateur. À tout moment, en cours de nettoyage, on peut activer cette fonction et voir ce qui se passe en direct. On distingue particulièrement bien tout ce qui se passe dans la maison, avec un angle relativement large, d’ailleurs, puisqu’on voit du sol au plafond. On peut alors enregistrer des séquences et capturer des photos. On peut également enclencher cette fonction lorsque le robot est sur sa base, puis en prendre le contrôle pour le diriger grâce à des flèches présentées sur l’écran comme un petit joystick.

Ecovacs va plus loin en proposant même un mode « inspection du logement », dans lequel le Deebot parcourt toutes les pièces pour qu’on vérifie ce qui s’y passe. Il est possible de programmer des tours d’inspection, tout comme les cycles de nettoyage. Enfin, la fonction « appel vocal » permet un échange bidirectionnel avec une personne qui se trouverait dans la même pièce que le robot. Depuis l’application, on peut observer ce qui se passe, écouter et parler. Les amateurs de caméras pour animaux domestiques apprécieront cette fonction.

Notez que contrairement à de nombreux robots, quand le X1 Omni est sur sa base, la caméra est toujours tournée vers l’extérieur, ce qui permet de visionner ce qui se passe à tout moment. Les utilisateurs les plus pointilleux quant au respect de leur vie privée, eux, apprécieront moyennement, même si on est informé (signal lumineux ou vocal au choix) quand la caméra filme.

Même remarque concernant l’assistant vocal maison embarqué, Yiko, qui peut avoir tendance à se déclencher de manière intempestive au détour de conversations (ce qui peut aussi arriver aux mastodontes du marché). S’il parvient à lancer un cycle quand on le lui demande, il peine à exécuter les autres commandes – malgré un guide précis des commandes prises en charge dans l’application.

Une application très complète, même s’il faut fouiller

L’application Ecovacs Home peut renfermer quelques erreurs de traduction ou des pages non traduites (en anglais), notamment concernant les mises à jour, mais elles sont assez rares.

Cette application est très complète et renferme de nombreuses options de personnalisation et informations, même s’il faut fouiller et parfois s’armer de patience. L’organisation de ces informations peut être un peu déstabilisante. Sur la page d’accueil, on peut lancer un nettoyage automatique (complet, sans personnalisation), renvoyer le robot à sa station, accéder au nettoyage intelligent où tout peut être paramétré point par point ou bien accéder à la vidéo. Elle affiche aussi le niveau de charge de la batterie.

C’est en entrant dans le menu « accéder au nettoyage intelligent » qu’on accède à des réglages avancés – accès à la cartographie, lancement du nettoyage de certaines pièces ou de zones au choix. Depuis cette page principale, l’application dispose de plusieurs entrées, ce qui peut dérouter : sur les côtés en haut à droite (accès à la vidéo, à différentes présentations de la cartographie et aux paramètres d’affichage de la carte) et en bas, sur l’onglet replié. En dépliant cet onglet, on atteint encore d’autres réglages comme le nombre de passages du robot, la puissance d’aspiration, le débit d’eau, l’ordre de nettoyage des pièces, la programmation… Enfin, on accède encore à d’autres informations et paramètres via une icône en forme de roue, placée dans le coin supérieur droit de la page principale : paramètres de l’assistant vocal, journal de nettoyage, la page d’aide à l’entretien des différents éléments « accessoires et pièces », définition de créneaux « ne pas déranger » (très pratique pour interdire au robot de fonctionner pendant certaines plages horaires)…

La programmation du robot est un peu surprenante également puisqu’il faut sélectionner l’heure et les paramètres de nettoyage puis placer le curseur sur « répéter » pour définir les jours.

La cartographie réalisée par le robot est assez pertinente, les pièces étant plutôt bien délimitées. On peut la personnaliser en cliquant sur « gestion des cartes » : diviser les pièces différemment ou les fusionner, les nommer (« étiqueter ») et placer des limites virtuelles. Pratique : on peut les définir seulement en mode lavage ou en aspiration et lavage – ce qui sera bien utile pour les pièces recouvertes de moquette par exemple. Bonne idée aussi : on peut placer des balises sous forme de lignes (pour interdire l’accès à une pièce, par exemple) ou des zones rectangulaires/carrées pour éviter que le robot accède par exemple à des câbles ou à la gamelle d’eau des animaux.

Il y a même certaines fonctionnalités auxquelles nous ne sommes pas parvenus à accéder, comme la cartographie en 3D avec la possibilité de nettoyer sous les meubles. Celle-ci est sans doute prévue pour de futures mises à jour car en l’enclenchant, une fenêtre s’ouvre, nous proposant de participer au « plan d’amélioration de l’expérience utilisateur » pour donner naissance à de nouvelles fonctions.

En bref, Ecovacs a prévu moult possibilités dans l’application, ce qui rend les fonctionnalités du robot et les options de personnalisation très riches. Mais cette appli mériterait bien un petit lifting pour gagner en ergonomie. Car nous avons dû fouiller et nous y reprendre à plusieurs fois pour découvrir toutes les possibilités et trouver certaines fonctions alors que nous testons des robots régulièrement. Même au bout de plusieurs semaines d’utilisation, nous devions tâtonner pour retrouver certaines options. Les utilisateurs novices pourraient se sentir quelque peu égarés.

L’entretien ? Peu contraignant

Pour l’entretien, on est largement aidé par les fonctions automatiques du robot (vidange de la poussière, nettoyage des patins serpillères…) et l’onglet dédié dans l’application constitue une aide supplémentaire. Mais on n’en est pas pour autant dispensé.

L’application envoie des notifications lorsqu’il est nécessaire de remplir le réservoir d’eau propre et quand le collecteur d’eau sale est plein. Toutefois, pour des raisons d’hygiène, il est préférable de ne pas attendre qu’il se remplisse. On veillera aussi à épousseter régulièrement la base du robot (extérieur et plateforme), puisqu’elle a tendance à attirer la poussière et les poils d’animaux. À prévoir aussi : nettoyer ce qu’Ecovacs nomme l’évier de nettoyage, là où les patins sont lavés. L’opération est assez simple et pas trop pénible puisqu’on n’a pas besoin de mettre les mains dans la saleté. En utilisant les boutons de la station, il suffit de « baigner » cette partie, de la brosser avec la brosse fournie (stockée dans la station) puis d’aspirer l’eau sale.

Il demeure nécessaire de nettoyer les capteurs du robot et sa caméra avec un chiffon sec, des éléments qui ont tendance à attirer la poussière. Il faut également nettoyer le filtre (doublé d’une fine lamelle en éponge) placé dans le collecteur. Ces éléments sont lavables à l’eau, ce qui est une bonne chose – Ecovacs recommande de le faire tous les 3 à 6 mois, mais il faudra peut-être les laver plus fréquemment, car ils ont tendance à s’encrasser, notamment le filtre en éponge. Enfin, il faut veiller à nettoyer les brosses. Les brossettes latérales étant seulement clipsées, on les enlève facilement pour les débarrasser des cheveux. Quant à la brosse principale, de la même manière, on y accède facilement. Toutefois, ses rangées de poils ont tendance à retenir la poussière, les cheveux et surtout les poils d’animaux. Le nettoyage peut alors être un peu pénible. Outre l’époussetage du robot et de la base à prévoir souvent, l’entretien du Deebot X1 Omni est peu contraignant.

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